Labour à l’ancienne avec les bœufs de Jean Bernard HUON

Le labour à l’ancienne selon Jean Bernard Huon

A Rédéné, Jean Bernard Huon a fait une démonstration de labour à l’ancienne avec un attelage tiré par deux bœufs et deux vaches. Situation insolite car dans le même temps, un vieux Vierzon monocylindre des années 1950 labourait une autre parcelle en parallèle à grand renfort de bruit et de fumée. Pour ma part je me suis contenté du spectacle plus rassurant de la collaboration entre l’homme et l’animal.

La philosophie de Jean Bernard Huon

Jean Bernard HUON est un paysan qui exploite une ferme de quinze hectares à Penprat – Riec-sur-Bélon. C’est un personnage très connu dans la région et au delà. Il a hérité de la ferme familiale tout en préservant les anciennes méthodes de culture. Il prend la modernité à contrepied en continuant à travailler à l’ancienne. Autrefois, il travaillait avec des chevaux, désormais il travaille avec un attelage composé de deux bœufs et deux vaches. Respectueux de la nature, il n’utilise pas d’engrais ou autres produits chimiques. Il est resté un vrai paysan bio connecté  à 100% avec la nature.

Parallèle avec un labourage dans les rizières de Jatiluwih à Bali : Buffle asiatique

Les bœufs de Jean Bernard HuonLabourage à l'ancienne avec les bœufs de Jean Bernard HuonLabour à l'ancienne : La conduite des bœufs de Jean Bernard Huon Les boeufs de Jean Bernard Huon - démo de labourage à Rédéné scène de labour à l'ancienne avec les bœufs de Jean Bernard Huon

4 pensées sur “Labour à l’ancienne avec les bœufs de Jean Bernard HUON

  • 27/07/2018 à 07:45
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    Super, tant les photos que cette méthode de labour qui ménage la terre.
    Excellent les fougères pour protéger les yeux des boeufs des mouches. En voilà un qui aime ses animaux et en prend soin.
    Bonne journée à toi.

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  • 03/08/2018 à 10:58
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    Cela me rappelle indéniablement mon enfance. J’avais un peu oublié le rôle des végétaux pour protéger les bêtes des taons.
    Sais-tu qu’ici certains châteaux viticoles reviennent aux travaux avec animaux mais je ne suis pas en mesure de déterminer si l’engagement est aussi respectueux et profond ou tient d’un folklore complémentaire de la “modernité”.
    Belles images qui rappellent certains tableaux, de Millet, je crois.

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    • 04/08/2018 à 07:58
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      Je sais effectivement que des exploitations souvent bio ou Demeter travaillent la vigne avec des animaux et apparemment ils y trouvent leur compte. Mais que des châteaux utilisent des animaux me laissent un peu dubitatif. Cela sent l’opération marketing et communication il me semble. Mais bon, s’il y trouvent leur compte ceci peut changer le regard de la place perdue de l’animal de trait dans les exploitations où souvent ils feraient l’affaire. C’est une question d’approche de l’agriculture bien intégrée dans les petites exploitations souvent bio d’ailleurs et surtout la permaculture. Au lieu de courir au gigantisme et de confronter les aléas du marché mondial, il s’agit de minimiser les coûts de fonctionnement, les méthodes de culture pour éviter le recours aux produits appelés pudiquement phytosanitaires. D’autre part l’animal apporte les fumures, élément nutritifs essentiels aux plantes. Un cercle écologique vertueux et bénéfique pour les humains et la planète en quelque sorte.

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