L’arbre des rues Yves Bonnefoy – Pierre Alechinsky

L’arbre des rues

regarde ce grand arbre
et à travers lui
il peut suffire.

Car même déchiré, souillé,
l’arbre des rues,
c’est toute la nature,
tout le ciel,
l’oiseau s’y pose,

le vent y bouge, le soleil
y dit le même espoir malgré
la mort.

Philosophe,
as-tu chance d’avoir l’arbre
dans ta rue,
tes pensées seront moins ardues,
tes yeux plus libres,
tes mains plus désireuses
de moins de nuit.

Yves Bonnefoy

 

Fresque murale de Pierre Alechinsky – Paris 5e

Pierre Alechinsky a peint une grande fresque murale sur un mur d’un immeuble, rue Descartes. Elle illustre le poème de Yves Bonnefoy (1923 -2016). Le poème est écrit sur le mur à côté de la fresque.

L’art et le texte contribuent ici à créer une œuvre poétique qui interpelle le passant pour son plus grand bonheur.

La fresque murale et d’autres formes de street art se conjuguent

J’aime bien représenter le street art dans l’environnement urbain. La photo générale montre une rue animée. Un panneau d’affichage est située au niveau de la vue. Un peu au dessus, une émoticone est peinte sur le même mur. Tandis qu’un peu plus loin, une  portion de mur est occupée par un graffiti. La rue est un espace de vie et c’est très bien ainsi.

 

 

L'arbre des rues rue Descartes - Paris 5e l'arbre des rues Yves Bonnefoy - Pierre Alechinsky

3 pensées sur “L’arbre des rues Yves Bonnefoy – Pierre Alechinsky

  • 22/05/2017 à 8:33
    Permalink

    Quel bonheur de voir ces deux artistes associés. Je les aime tous les deux et voir ainsi leur présence poétique et plastique dans la rue, dans la vie me ravit. J’ai dû vraiment oublier de déposer un message ici… Mais il n’est jamais trop tard.
    Que bonheur d’avoir des arbres de rue, de jardin, des arbres solitaires ou bien en compagnie: c’ets en effet la vie et une philosophie de vie.

    Répondre
    • 22/05/2017 à 11:01
      Permalink

      Arbre des rues, arbres de vie. Comment imaginer une ville sans arbres ? Et lorsque la rue affiche une fresque géante associée à un poème qui interpelle, le bonheur du passant est complet !

      Répondre

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