Bœufs charroyeurs en Birmanie
Les charrettes birmanes transportent des productions maraîchère. Ici des pastèques qui sont transbordées dans un bateau.

Bœufs charroyeurs en Birmanie

La place du bœuf dans l’économie de la Birmanie

Où les bœufs birmans conduisent à considérer le PIB national pour expliquer l’absence de mécanisation. Effectivement, le PIB par habitant est 1200 $ au moment de mon voyage en Birmanie. Il  exprime donc l’extrême pauvreté du pays. Ce manque de développement révèle sans surprise que l’agriculture occupe une place importante dans l’économie nationale. Puisqu’à elle seule elle tire 50% du PIB. Dans ces conditions, il ne faut pas s’attendre à trouver une hyper mécanisation de l’agriculture. Ce qui me fait revenir à la vision des bœufs blancs tirant leur attelage dans la campagne birmane.

Des bœufs à la place des tracteurs

Durant mon séjour, je n’ai pas vu un seul tracteur dans les campagnes. En contrepartie les attelages tirés par des bœufs blancs sont omniprésents. Les bœufs sont de précieux auxiliaires dans l’agriculture où ils évitent l’utilisation d’engins motorisés très coûteux. Par ailleurs, les charrettes sont des petites merveilles d’artisanat. Elles sont équipées de roues en bois à 12 rayons qui leur confère un charme particulier. Un cerclage en fer protège les roues pour une meilleure résistance aux chaos de la route.

Au service des productions maraîchères à Amarapura

Durant ma visite, entre Amarapura et Inwa j’ai assisté à un manège incessant de charrettes tirées par des bœufs blancs. Ces animaux dociles, conduits par un bouvier allaient et venaient dans les chemins poussiéreux qui conduisent aux zones de maraîchages. Ils transportaient des productions légumières jusqu’au bord de la route où elles étaient transbordées dans des camions.

Un attelage type birman : Une charrette en bois et un bouvier
Charroyage de pastèques près d’Inwa
Bœufs à train d’enfer sur les chemins d’exploitation
Portrait de bœuf près du fleuve Irrawaddy
Un moteur thermique installée dans une charrette en bois actionne une pompe d’irrigation. Ce moteur est la seule concession à la modernité.

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Cet article a 4 commentaires

  1. Ils sont beaux ces boeufs et très cousins avec ceux que j’ai pu voir en ThaÎlande, au Laos et au Cambodge. Je me demande s’ils ne sont pas aussi présents qu’en Birmanie, en tout cas on les voit partout, aux champs, dans les rues, sur les chemins de campagne. Tes photos sont exceentes, j’apprécie de visiter ce pays que je ne connais pas.

  2. Je pense qu’ils ont les mêmes caractéristique qu’au Cambodge mais ils sont beaucoup plus nombreux ici. Le Cambodge est somme toute plus riche et donc mécanisé. Le Cambodge utilise beaucoup de motoculteurs d’origine chinoise. Ils sont bruyants, ils fument beaucoup mais ils paraissent indestructibles.

  3. On ressent bien le va-et-vient des attelages. Les bœufs sont beaux; tout cela donne un sens particulier à la vie restée simple et proche de la nature.
    C’est un très beau reportage.
    Merci.

    1. C’est la simplicité qui nous plonge dans les ambiances d’antan qui correspondent à la fin du 19e début du 20e chez nous avec toutefois une superposition de la modernité.

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