Un si beau soleil en Camargue

Un si beau soleil un soir d’automne sur la plage de Piemanson

Pour éclairer l’espérance

Un si beau soleil en Camargue dans un espace protégé en Delta du Rhône qui ne rêverait pas d’évasion en cette période de confinement ? C’est tout ce que j’ai à offrir pour éclairer votre espérance.

Il faut tenir le confinement, si vous n’avez pas peur pour votre compte personnel alors faites le pour autrui. Faites le aussi pour aider le corps médical qui lutte pied à pied contre cet ennemi invisible. Cet engagement permanent proche de l’abnégation trouve gratification à chaque vie sauvée.

Plus rien ne sera comme avant. Notre capital insouciance est bien entamé. Il faut changer de regard sur le quotidien. L’homme redevient un simple mortel lui qui pensait s’affranchir de son statut. En conséquence cette perte de certitude ravive des peurs ancestrales que l’on croyait à jamais éteintes. Puisse cette crise sanitaire sans précédent depuis un siècle susciter une prise de conscience de la responsabilité de l’homme sur un environnement de plus en plus contraint. Sur sa manière de consommer, ses atteintes à la vie sauvage, réservoir de maladies potentielles. Sur les échanges accélérés qui bouleversent des équilibres écologiques séculaires.

Tout le monde a compris, plus rien ne sera comme avant, nous demeurerons sous la menace d’un virus pernicieux dont la dangerosité se mesure dans les statistiques quotidiennes. A moins que la recherche n’avance vite. En attendant il faudra vivre avec. Cette cohabitation incertaine impose des comportements nouveaux qui nous mettent dans une attente conditionnelle. Restons donc vigilants pour éviter de d’ouvrir une porte d’entrée à cet intrus venu du monde animal et qui aurait dû y rester.

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Cet article a 6 commentaires

  1. Sandra Vérin

    Bonsoir, j espère que vous allez bien ainsi que votre fils.
    Bon confinement

    1. Sergio

      Bonjour Sandra,
      Oui tout va bien pour l’instant chez nous. J’espère qu’il en est de même et que ce n’est pas trop difficile à vivre. Prenez bien soin de vous. Serge

  2. Bonjour Sergio. Ce beau soleil fait du bien et je ne puis qu’adhérer à ton conseil de rester bien confiné. En revanche je ne te suis pas trop sur le changement que cela pourra opérer chez l’Homo sapiens qui une fois le virus éloigné reprendra ses bonnes vieilles habitudes, recommencera à sortir sa bagnole pour faire 200 m, dépensera n’importe comment et s’en foutra de l’écologie. Oh bien sûr il y a les gens comme toi et moi et nous serons nombreux à avoir compris mais tellement d’autres hélas sur lesquels le bon vieux “je fais comme j’aime et je m’en fous des autres” reprendra le dessus.
    Il n’est que de voir tous ceux qui bravent le confinement et continuent à se balader à plusieurs sans se soucier des autres. Je suis dans un village de 400 âmes et je sors deux fois par jour pour mes chiens. Je ne rencontre pas âme qui vive car je vais dans des coins où je sais qu’à part un tracteur parfois au loin, je ne croiserai personne. Mais dès que je redescends vers le village c’est du grand n’importe quoi, à part chez les personnes très âgées qui ont peur et se tiennent tranquilles.
    L’humain est égoïste et je ne suis pas optimiste sur l’idée qu’il aura compris quoi que ce soit et changera.
    J’espère que tout va bien chez toi, chez moi pour le moment tout est OK, ma fille bosse à domicile, mes petits enfants sont confinés pour l’un et travail à domicile aussi pour l’autre. Bon confinement donc et à bientôt j’espère pour des nouvelles plus réjouissantes

    1. Sergio

      Une fois le virus éloigné dis-tu ? De ça personne ne peut l’affirmer. De mon point de vue, je pense qu’un nouveau signal fort est envoyé à l’humanité qui devrait s’interroger sur la place de la “bête humaine” qui fait partie d’une forme de vie parmi toutes les autres. Ni plus ni moins. Comme l’a souligné un infectiologue, le virus a précédé l’homme et il lui survivra puisqu’il fait partie d’une forme élémentaire de vie. A vouloir tout dominer n’avons nous pas bouleversé les grands équilibres naturels ? Les échanges rapides, sans barrières ont des conséquences néfastes dans tous les domaines et touchent de nombreuses formes de vies. Cette crise révèle aussi la faiblesse de l’économie libérale et la naïveté de nos dirigeants qui n’ont pas su anticiper une crise sanitaire d’extrême gravité. Non décidément, rien ne sera plus comme avant, j’espère que nos dirigeants sauront tirer les enseignements de la dépendance pharmaceutique et médicale qu’ils ont créé au nom du libéralisme capitaliste. Il est quand même effarant de constater que la France manque (ou presque) de médicaments essentiels, d’équipements médicaux comme les masques parce qu’ils ne sont plus produits en France.

  3. Pascale MD

    Bon jour Serge,
    Le soleil vient d’entrer sur mon bureau.
    Je partage ton avis, plus rien ne sera comme avant, y compris dans ta réponse faite à Marie.
    Nous avons envahi la planète, avons gavé notre bétail d’antibiotiques et nos terres de pesticides, sucé la planète au plus profond, avons laissé bien peu de place aux espèces sauvages… et nous sommes à présent les seuls hôtes des virus divers et variés. Tout est tellement logique finalement de se voir en arriver là quand le maître mot jusque là n’a été que “profit”. Nous avons refusé massivement de faire le constat de nos dégâts, nous ne bougeons pas vraiment pour changer les choses… Peut-être sommes nous devenus le virus dont la planète tente de se débarrasser ?
    Je ne suis pas très optimiste, je crains qu’une fois le gros de la crise passée, le seul souci sera de retrouver une productivité maximum…
    Prends soin de toi et des tiens.
    Bonne journée

    1. Sergio

      Oui plus rien ne sera plus comme avant, le virus a quitté un ecosystème où en quelque sorte un équilibre régnait. Désormais advienne que pourra. On ne connaît pas grand chose sur ce virus mais déjà apparaissent les dégâts qu’il occasionne. On sait aussi qu’il utilise des moyens sophistiqués pour neutraliser le système immunitaire. La recherche trouvera t’elle à son tour le moyen de le neutraliser, c’est la question posée qui reste sans réponse ? Il faudra donc (sur)vivre avec en attendant une réponse appropriée. Pour le reste, nous partageons la même clairvoyance quant au consumérisme à outrance qui continue à épuiser les ressources de la planète.

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