Gland de chêne pédonculé : La germination

Le gland cherche racine sous les feuilles

Les glands sont tombés à la fin de l’été, puis les feuilles les ont recouvert avec plus ou moins de bonheur. Les rongeurs et les animaux de la forêt les mangent. Les marcheurs empruntant les chemins de randonnée les écrasent. L’automne a passé avec son cortège d’intempéries et puis l’hiver aussi. Il emporte avec lui le souvenir d’une décade froide, très froide, appelée le Paris-Moscou, signifiant des températures glaciales.  Lorsque enfin arrive le printemps, les températures deviennent plus clémentes et la lumière plus vive. Lorsque cette période arrive, les glands rescapés de la prédation naturelle émergent du tapis de feuilles. Les cotylédons de couleur rouge cramoisi sont écartés. Ils laissent en évidence un germe qui cherche l’enracinement sous le tapis végétal. Le printemps est le temps du renouveau et du renouvellement des espèces.

Gland de chêne pédonculé - la germination Gland de chêne pédonculé - cotylédon

Cet article a 7 commentaires

  1. Voilà qui est rassurant, la nature sait toujours comment s’y prendre pour trouver sa place et même reprendre ses droits.
    Belle observation.
    Bonne journée

  2. De superbes photos; vues plongeantes sur le miracle du renouveau, merci!

  3. As-tu lu ” La vie secrète des arbres” de Peter Wohlleben? On y apprend plein de choses sur nos amis les arbres que nous pressentions peut-être, ce qu’ils ressentent, comment ils communiquent.
    Nous sommes ici avec le gland à un bout de la chaîne, tandis que nous étions à l’autre bout récemment avec la nécessité de faire abattre un chêne multi séculaire avec la tristesse au cœur.
    Quand nous sommes arrivés ici, le chêne de notre jardin était tout petit et filiforme: mon beau-père le taillait à la serpette. Il est maintenant grand et à deux troncs qui ont fini par se rejoindre pour n’en faire qu’un. Ses feuilles poussent au printemps tandis qu’il finit juste de perdre les anciennes et je connais bien la germination des glands.

    1. Abattre un vieil arbre est toujours un crève cœur même quand la nécessité se fait sentir. C’est toujours avec une profonde détrese que l’on s’y résout. Je n’ai pas lu la vie secrète des arbres, mais l’envie m’en prend. Je sais qu’ils recèlent une énergie que l’on ressent en caressant leurs écorces. Les arbres vénérables sont toujours respectables. Le gland en germination est au stade initial. Bien des aléas l’attendent pour que de gland, géant de la forêt qu’il le devienne !

  4. Un billet digne d’intérêt et parfaitement illustré, compliments.

    1. Merci pour la visite accompagnée de ce commentaire. J’ai donc visité ton site d’artiste et j’aime ton travail. Bonne soirée Joëlle.

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