Miss Tic: Le street art qui leurre
Graphe urbain dans le 13e arrondissement de Paris

Miss Tic: Le street art qui leurre

Les graphes interpellateurs de Miss Tic

Miss Tic est une artiste qui a su imposer un style personnel dans les rues de Paris où elle opère depuis 1985. La démarche féministe est incontestable. Elle travaille au pochoir et à la bombe. Les graphes monochromes  particulièrement dépouillés sont toujours élégants. Ils sont accompagnés d’un slogan dont la conjugaison avec l’image interpellent le passant. Elle dénonce aussi l’utilisation de l’image de la femme et sa marchandisation.

Le street Art est éphémère

Le propre du street art est le caractère éphémère de l’œuvre sur son support urbain. Il est donc vraisemblable que les graphes publiés ici n’existent plus. En consolation, la technique du pochoir permet de faire revivre les graphes ailleurs. Il faut cependant noter que les graphes sont parfois en adéquation avec un lieu. Comme ce graphe qui décline : “je ne grise pas que les cœurs” peint devant un bar rue Jonas dans le 13e arrondissement.

Miss Tic délivre un message percutant et juste

Parce que Le caractère minimaliste du graphisme rencontre un slogan incisif qui oblige à l’introspection. J’aime cette artiste car elle délivre un message percutant et juste.

Remerciements au guide émérite

Merci à Yoann qui m’a servi de guide émérite. C’est ainsi que nous avons parcouru le 13e arrondissement de Paris à la découverte de la vitalité et des formes d’expressions des artistes qui donnent vie et lumière aux murs de la capitale.

Miss Tic : Je ne grise pas que les cœurs
Je ne grise pas que les cœurs .
Miss Tic : Je ne grise pas que les cœurs
Je ne grise pas que les cœurs . Est un clin d’œil de l’artiste à l’établissement dont on devine le titre “1001 cocktails”.
Miss Tic : Alerte à la bombe
Miss.Tic livre à travers un graphisme dépouillé mais particulièrement suggestif un sentiment de défiance par rapport aux hommes qui se décline par un slogan choc : Un homme peut en cacher un autre.
Miss Tic : Le temps est un serial qui leurre
Le temps qui passe est un serial killer : Miss.Tic délivre ici une vision réaliste de la condition humaine.
Miss Tic : Tu me fais rêver
Tu me fais rêver pour mieux m’endormir !
Miss Tic - art urbain Paris 13e
Graphe urbain partiellement masqué. Le message a disparu. Il en va ainsi de cet espace d’expression urbaine.

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Cet article a 7 commentaires

  1. Bon jour Sergio,
    J’aime bien ce style que je retrouve aussi sur les murs de la ville de Montpellier. Ceux là sont réalisés à l’aide de pochoirs très souvent, et ils rendent très bien.
    Moi, j’aime, mais je sais bien que ce n’est pas le cas de tous. Il en faut pour tout les goûts.
    Bonne fin de journée

    1. Il faut les considérer comme une forme d’expression comme une autre avec de temps à autre l’appropriation amusante du mobilier urbain. Aimer c’est adhérer, ne pas aimer c’est un peu rejeter.Pourtant le street art est une forme nouvelle d’art. D’ailleurs de nombreux galeristes essaient de s’approprier la collaboration des artistes les plus renommés. Leurs œuvres s’achètent à prix d’or. Il en est ainsi pour toutes les évolutions picturales en avance sur leur époque qui suscitent d’abord de l’incompréhension. Merci pour ton commentaire et bonne fin de journée.

  2. Bonjour Sergio. Pas mon truc les grafs, mais alors pas du tout. Ce qui ne m’empêche pas de trouver que certains graffeurs ont beaucoup de talent.

    1. Il faut les voir dans leur milieu urbain pour les apprécier je pense. Par exemple à Ivry ou à Vitry sur Seine, il y a des visites commentées organisées et ça marche fort. Il est vrai que le street art égaye des quartiers qui sont parfois gris, surtout l’hiver. De fait, ils apportent de la gaieté par l’apport de couleurs. Bien sûr Miss Tic fait des création en monochrome, mais il n’empêche qu’à défaut de flatter les yeux par les couleurs elle stimule le passant par une forme d’interpellation.

  3. Merci Sergio, j’aime beaucoup pas les tags mais les grafs comme celui-ci. Ils donnent de la vie aux murs souvent gris des villes, représentent un moment ou un éternel, selon.
    La ville de Bruxelles par exemple est pleine de personnages de bandes dessinées, c’est super.

    1. Je suis tout à fait en accord avec ton point de vue. En plus le street art est une forme d’art libre, c’est à dire non codifiée. Il s’affranchit de tous les carcans pour nous étonner encore un peu plus.

  4. Bonjour Sergio, tu connais mon intérêt pour le street art et tous les types d’expression qui s’y rattachent. On ne se lasse pas de découvrir. Miss Tic est une référence en la matière et je suis contente de voir ici ses propos incisifs invitant à la réflexion et ses dessins dépouillés mais expressifs en diable.
    J’ai été très amusée par ta transcription de l’adage ” je ne brise pas que les cœurs” que tu as transformée en ” je ne grise pas que les cœurs”, comme quoi, les mots font leur chemin dans nos têtes , ainsi que le sens des phrases, souvent à double ou triple sens.
    Je ne suis pas tout à fait d’accord avec toi sur le non codifié. Ceci était vrai à l’origine , mais il arrive que le street art gagne les musées, les galeries ( ce n’est pas ce que je préfère) : le seul avantage, pour moi, est de m’aider à y voir plus clair dans les différents classements de street art, les détournements d’images, les techniques, les codes, venant parfois de très loin dans l’art dit traditionnel.
    Merci pour ce parcours très intéressant.

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